Histoire de Lettres est écrit sur deux lignes. Le H et de L sont en orange. A gauche, un stylo plume est relié à un ordinateur portable situé à droite. Le trait qui les relie est entre les deux lignes de texte.

Quelques petites leçons de français

🖋 Pour abréger « Monsieur », doit-on écrire « Mr » ou « M. » ? 🤔

Peut-être que mon illustration vous apporte un début de réponse…

En français, on abrège le mot « Monsieur » par « M. » au singulier, et « MM » au pluriel.

En effet, « Mr » signifie « Mister » et s’emploie donc en anglais.

Aujourd’hui nous allons résoudre le mystère du CE et SE.

Quand écrire l’un ou l’autre ? 🤔

* CE est TOUJOURS suivi d’un nom.

* Quant à SE, il est TOUJOURS suivi d’un verbe.

— > Exemple : « CE chat SE lave. »

Un petit moyen mnémotechnique : « On SE lave avec du Savon ».

Dans la préposition SE, on retrouve le S de savon. Cela peut-vous aider.

⚠ « Ce » et « se » ont également la particularité de changer de forme.

Devant un nom commençant par une voyelle ou un « h » muet, « ce » devient « cet » :

–> Exemple « cet enfant » ; « cet hiver ».

Et devant certaines formes conjuguées du verbe « être », il s’élide, c’est-à-dire que son « e » est remplacé par une apostrophe : « c’est » ; « c’était ».

Et que fait « se » devant une voyelle ou un « h » muet ? Il s’élide aussi !

— > « Il s’est caché » ; « elle s’assoit »

* Petites astuces quand vous avez un doute :

– Pouvez-vous remplacer le mot par « le » ? :

« Ce chat est roux » –> « Le chat est roux » ;

– si le mot est placé devant le verbe « être », et qu’on peut le remplacer par « cela » :

« Ce sera fait demain matin sans faute ! » –> « Cela sera fait demain matin sans faute »

–> Alors c’est « ce » qu’il faut écrire.

Le remplacement n’est pas possible ? Alors c’est « se » qui convient !

Savez-vous s’il faut employer plutôt l’un ou l’autre ?

Réponse : AUCUN des deux !

–> « Au jour d’aujourd’hui » est un pléonasme, c’est-à-dire qu’il répète ce qui a déjà été énoncé, comme « monter en haut » par exemple.

« Aujourd’hui » est déjà un pléonasme à lui tout seul et signifie « au jour de ce jour ».

Donc si vous employez « Au jour d’aujourd’hui », traduisez « au jour du jour de ce jour » (ça fait beaucoup de jours pour une journée !).

–> De même, si vous me dites « à l’heure d’aujourd’hui », je vous demanderai : « Mais quelle heure est-il aujourd’hui ? »  Tic-tac, tic-tac …

Conclusion : que ce soit pour l’une ou l’autre de ces erreurs, employez plutôt « Aujourd’hui », « de nos jours », « à notre époque », « à l’heure du thé », « à l’heure du goûter », « le matin », « le soir » …

Ce ne sont pas les choix qui manquent

On doit plutôt dire et écrire « J’ai été » ou « Je suis allée » ? 🤔

Dans le langage d’aujourd’hui, on emploie facilement « J’ai été » . Est-ce une erreur ? 🧐

Ce n’est pas une erreur mais plutôt du langage familier.

Ainsi, si dans votre phrase il y a une action de mouvement, il convient plutôt d’employer le verbe « aller ».

En effet, « j’ai été » est la conjugaison du verbe être au passé composé. Il est donc incorrect de l’employer pour une action de mouvement.

Voici un moyen mnémotechnique : penser à l’allée de jardin que vous emprunter pour partir de chez vous. Ainsi, si dans votre action vous pouvez imaginer être passé par cette allée, employez alors le verbe « aller ». Sinon, ce sera « « j’ai été ».

Exemple :

« La semaine, j’ai été malade alors je suis allé chez le médecin ». 🏥

« Hier, nous étions en famille lorsque nous sommes allés nous balader en forêt » 🌳

NB : au passé composé, on accorde le verbe aller avec l’auxiliaire être.

Puisqu’on dit « avant qu’il ait mangé », on a tendance à dire, « après qu’il ait mangé » au lieu de « après qu’il a mangé ».

C’est là notre erreur !

À la différence de « avant que », « après que » doit toujours être suivi d’un verbe à l’indicatif et non au subjonctif :

« Mon grand-père faisait toujours une sieste après qu’il avait mangé »

« Après que je suis allée faire les courses, j’ai pris un goûter. »

D’après vous, quand doit-on employer « quoique » et « quoi que » ?

En réalité, c’est assez simple.

Si vous pouvez remplacer par « Bien que », alors il faut écrire « quoique » sans espace. C’est son synonyme.

Sinon, il faut écrire « quoi que ».

Exemples :

« Quoiqu’on l’ait mis en garde, il continue à rouler trop vite » = « Bien qu’on l’ait mis en garde, il continue à rouler trop vite. »

Mais :

« Quoi qu’on lui dise, il n’en fait qu’à sa tête. » ne peut pas être remplacé par « Bien qu’on lui dise, il n’en fait qu’à sa tête. »

Mais ça équivaut à « Quelle que soit la chose qu’on lui dise, il n’en fait qu’à sa tête. »

🖋️ Quand doit-on employer « prêt » ou « près » 🤔

*Notez d’ores et déjà que « près de » signifie qu’on est sur le point de faire quelque chose (à ne pas confondre avec « prêt à »).
Exemple : « J’étais près de partir quand il est arrivé ».

*On peut être amené à confondre avec « prêt à », proposition qui signifie d’être disposé à une action à venir.
Exemple : « Il est prêt à faire des sacrifices »

Afin de ne plus confondre les deux, si vous pouvez remplacer par « sur le point de » alors, il convient d’employer « près de ».


En espérant avoir ôté le doute en vous sur cette question 😇

🖋️ La règle n’est pas si compliquée (pour une fois 😉).

*« Tel », s’accorde avec le nom qui le suit :
Exemple : « Elle a filé tel l’éclair » ; « telle mère, telle fille » ; « Tels des soldats camouflés, les fillettes s’étaient peint le visage ».


⚠️ Après « tel et tel » et « tel ou tel », le nom se rencontre le plus souvent au singulier.
Exemple : « Ce n’est pas parce que tu as tel ou tel problème que tu dois arriver en retard ! »


* Petite subtilité cependant :
« Tel (que) » s’accorde avec le nom qui précède.
Exemple : « J’aime les fruits rouges tels que la fraise, la framboise et la cerise ».

* Pour quel, c’est exactement la même règle. Ce sont des adjectifs interrogatifs ou exclamatifs qui s’accordent avec le nom qui suit :
Exemple :
« Quelle histoire ! » ; « Quel dommage que tu t’en ailles ! »
« Quel est ton nom ? » ; « Quelle bande dessinée lis-tu ? »

⚠️ « Qu’elle » est l’équivalent masculin de « qu’il ». D’ailleurs, si l’on peut remplacer le mot par « qu’il » et que la phrase reste correcte, c’est qu’il faut écrire « qu’elle »
Exemple : « Il paraît qu’elle a réussi son examen avec les félicitations du jury. »

🖋️ Je suis sûre que vous vous êtes déjà posé la question. Eh bien aujourd’hui, je suis là pour y répondre 😉

Quand doit-on écrire « censé » ou « sensé » ?

Si dans la phrase vous pouvez remplacer par « supposé », alors vous écrivez « censé » avec le C.

Exemple : « On n’est pas censé passer au feu rouge. » = « On n’est pas supposé passer au feu rouge. »

« N’es-tu pas censé être en cours ? »

Au contraire, s’il convient plutôt de remplacer par « plein de bon sens », écrivez alors « sensé » (qui a la même racine).

Exemple : « Quel être sensé sauterait de la tour Eiffel ? » = « Quel être plein de bon sens sauterait de la tour Eiffel ? »

« Il s’agit là d’une décision sensée ».

🖋️ Il y a de fortes chances pour que certains parmi vous se soient déjà posé la question.

Aujourd’hui, je vous ôte ce doute !

Pour commencer, « on » est un pronom indéfini. Il est toujours masculin singulier.

–> Il peut signifier une personne anonyme.

–> Mais il est souvent employé pour remplacer « nous ».

Exemple : « On est allé à la plage » ; « On m’a dit que tu avais perdu ton chat ».

« Ont », quant à lui, est la conjugaison du verbe « avoir » à la 3ème personne du pluriel.

Exemple : « Ils ont joué aux jeux de société tout l’après-midi ».

« Ils ont une maison au bord de la mer ».

Ainsi, en cas de doute, si vous pouvez remplacer par « avaient » (au pluriel également, bien sûr 😉), alors il faut écrire « ont » avec le T. C’est la conjugaison qui s’applique. Sinon, il s’agit du pronom indéfini, « on ».

🖋️ Il faut bien l’avouer, qui n’a jamais oublié de mettre l’accent ou l’a mis quand il n’y en avait pas besoin ?

Aujourd’hui, je vous aide à ne plus vous tromper 😉

* « Ou » est une conjonction de coordination qu’on peut remplacer par « ou bien ». Il s’emploie souvent pour indiquer un choix, un option.

–> Exemple :
« Tu as le choix entre le gâteau ou les biscuits ».
« Tu peux demander à Hippolyte ou à Axelle ».


* Contrairement à « où » qui est un adverbe interrogatif ou un pronom relatif exprimant le lieu, le temps ou un état. On ne peut donc pas le remplacer par « ou bien ».

–> Exemple :
« Où pars-tu en vacances cet été ? »
« C’est le village où j’ai grandi ».
« Le jour où il a appris à marcher, il n’est pas tombé. »
« Dans l’état où est ta montre, elle ne fonctionnera plus. »


🖋️ Peut-on accorder les jours de la semaine ?

J’éclaircis ce point aujourd’hui 😉

* Les jours de la semaine s’accordent.

–> Exemple : « Je vais à la salle de sport tous les lundis ».

MAIS, parce que c’est la langue française, vous pensez bien qu’on ne va pas s’en sortir aussi facilement 😉

*On n’accorde pas les jours si on précise la semaine.

–> Exemple : « Je reçois le journal les mardi et jeudi de chaque semaine »

En effet, il n’y a qu’un seul mardi et un seul jeudi dans la semaine, on ne peut donc pas les mettre au pluriel.

En résumé, voici quelques d’exemples pour lesquels on accorde et d’autres pour lesquels on n’accorde pas :

« Je vais chez ma grand-mère deux dimanches par mois » (On n’a bien plusieurs dimanches dans le mois)

« Tous les lundis, il rentre plus tard du travail ».

« J’ai une réunion deux mardis par trimestre »

« Elle s’achète une pâtisserie tous les mardi de chaque semaine ».

Un doute subsiste ? Posez-vous la question si, dans votre exemple ou votre phrase, les jours employés sont sur une semaine ou une plus longue période. Si oui, on n’accorde pas, sinon, vous pouvez y mettre un « S » 😉



🖋️ Aujourd’hui, je vous explique comment écrire une adresse postale correctement.

Que ce soit sur l’enveloppe ou dans l’en-tête de votre courrier, les règles sont les mêmes :

– La civilité est abrégée (M., Mme) ;

– Le nom est en majuscules et le prénom en minuscules (avec la première lettre majuscule) ;

– Les mentions « Appt. », « bât. », « Z.A. », « Z.I. » etc., sont mentionnées entre la ligne du nom du destinataire et la ligne du n° et nom de rue ;

– Le numéro de rue N’EST PAS séparé du nom de la rue par une quelconque ponctuation ;

– Les mots « rue », « avenue », « boulevard » etc. ne comporte pas de majuscule ;

– Les déterminants dans le nom de la rue sont en minuscules ;

– Le nom de la rue comporte une majuscule ;

– La mention de boite postale ou de course spéciale (BP ou CS) est mentionnée entre la ligne du nom de rue et la ligne de la ville ;

– Le code postal est écrit distinctement et n’est pas séparé par une quelconque ponctuation du nom de la ville ;

– Le nom de la ville est écrit en majuscule ;

– La mention CEDEX suit le nom de la ville et est écrit en majuscule ;

– Si le destinataire est dans un autre pays que celui d’où vous écrivez, précisez le pays de destination du courrier.

–> Exemple :

Mme FLORAISON Marie-Louise

15 avenue des Coquelicots

BP 45852

44220 COUËRON CEDEX 1

M. PLANTATION Lucien

25 rue du Port

69874 HONFLEUR Allemagne

Mme PENDULE Lola

Z.A. des Horlogers

125 route du Temps

BP 45852

56987 VANNES SUR MER

M. CEREALES Aristide

Appt 54

32 bis rue du Chocolat

33987 MEUNIER SUR ORGE



🖋️ « Débuter » ou « démarrer » ?

Savez-vous comment employer ces deux verbes ?

Tout d’abord, il faut savoir que ce sont deux verbes intransitifs.

Quel est ce mot barbare ? Un verbe transitif signifie qu’il ne peut pas être suivi d’un complément d’objet direct (COD).

Par conséquent, on ne peut pas dire « On va débuter la réunion » ou « On va démarrer la réunion ».

Il convient plutôt de dire :

–> « La réunion va débuter » ;

–> « la réunion va démarrer » ;

–> « Nous allons commencer la réunion ».

Mais comme il s’agit de la langue française, toute règle a son exception !

Ainsi, le verbe « démarrer » (et seulement celui-ci !) peut se construire avec un COD pour les cas suivants :

– dans le vocabulaire spécifique de la marine : « démarrer une embarcation » (autrement dit, « larguer les amarres ») ;

– plus largement dans le sens de « mettre en marche un moteur ou un véhicule » : « démarrer une voiture, une moto… »

Néanmoins, pour certains grammairiens, il reste plus correct de dire « faire démarrer une voiture, une moto… ».



🖋️ Dois-je écrire la fin de mon verbe avec « -é » ou « -er » ?

Avez-vous la réponse ?

Tout d’abord, il s’agit des verbes du premier groupe se terminant par « -er » à l’infinitif (ça nous donne déjà un début de réponse 😉)

On écrit « -é » lorsque le verbe est conjugué au participe passé. (Il y a donc l’auxiliaire être ou avoir pas très loin)

On écrit « -er » lorsque le verbe n’est pas conjugué et donc dans sa forme à l’infinitif.

Voici quelques exemples :

« Le cookie a été mangé. » 🍪

« Ils se sont mis à table pour manger. » 🍽

Petit moyen mnémotechnique :

Remplacez le verbe utilisé dans la phrase par un autre verbe du 3ème groupe :

Par exemple :

« Ils se sont mis à table pour vendre » –> forme non conjuguée, j’écris alors avec « -er » –> « Ils se sont mis à table pour manger. » 🍽

« Le cookie a été vendu » –> forme conjuguée j’écris donc avec « -é » –> « Le cookie a été mangé. » 🍪



🖋️ Quand est-ce que je dois écrire « a » sans accent et « à » avec accent ?

Ce n’est pas si compliqué promis ! 😉

Commençons par un petit rappel :

« a » sans accent est la conjugaison du verbe « avoir »

« à » avec accent est une préposition.

Ainsi, si dans votre phrase, vous pouvez remplacer par « avait », on emploie le verbe avoir et donc on écrit « a » sans accent.

Sinon, il convient d’utiliser « à » avec accent.

Quelques exemples :

– « Pour la rentrée, il a un nouveau cartable » –> « il avait un nouveau cartable » 

– « Ils se sont retrouvés pour aller à l’école » –> on ne peut pas dire « aller avait l’école » 😉



🖋️ Dans la rédaction de nos courriers administratifs, quelle est la meilleure formule de politesse à utiliser ?

Il convient de choisir parmi toutes ces formules de politesses qui expriment :
– soit des salutations (mieux) ;
– soit des sentiments (moins d’actualité) ou considérations.

• « Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées. »
• « Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués. »
• « Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes meilleurs sentiments. »
• « Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée. »
• « Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’expression de mes sentiments distingués.»
• « Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à ma considération distinguée. »


✅ Tout d’abord, on ne mélange pas les formules de politesse.
Il faut choisir entre :
– « Veuillez agréer …»
– « Je vous prie de croire à l’assurance … »
– « Je vous prie de croire à l’expression … »


De plus, on ne peut pas dire :
« Veuillez agréer à l’assurance … » ou « Veuillez croire en l’expression … ».
❌ « Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. »


–> Explication :
-Le verbe « agréer » signifie « accepter favorablement » et se construit directement avec un complément d’objet direct (sans « à »).
– la formule qui doit être utilisée est « croire à …» et non « croire en…». On peut croire EN dieu, EN la Justice, et ce, de manière globale et inconditionnelle (mettre toute sa confiance dans quelque chose…).
C’est donc un peu exagéré de demander cela à son interlocuteur 😉
-les salutations ne s’associent pas à l’expression. C’est l’un ou l’autre ! On exprime des sentiments et non des salutations. 😉



🖋️ Futur ou conditionnel, à la première personne du singulier « JE », quand dois-je conjuguer avec « -ai » ou « -ais » ? 

⏳ Le futur exprime une action à venir et, à la 1ère personne du singulier, se conjugue avec la terminaison « -ai ».

Exemples :

« Mardi soir, je viendrai te chercher à la gare »

« Ils annoncent de la pluie demain, je devrai prendre mon parapluie »

👆Alors qu’au conditionnel présent, on exprime une action hypothétique, qui se déroule sous conditions.

La 1ère personne du singulier se conjugue avec la terminaison « -ais ».

Exemples :

« Si je le pouvais, je viendrais te chercher à la gare mardi soir »

« S’il pleuvait, je devrais prendre mon parapluie »

💡 En cas de doute, remplacez par la 1ère personne du pluriel « NOUS » et conjuguez le verbe :

Si le verbe se termine par « -ons », c’est du futur, donc « -ai ».

Si le verbe se termine par « -ions », c’est du conditionnel, donc « -ais » 😉

Exemples :

« Si j’avais une voiture, je partirais » → « Nous partirions » → Conditionnel, donc -ais.

« Demain, je partirai » → « Nous partirons » → Futur, donc -ai.



🖋️ « Tout », « tous », « toux », lequel utiliser ?

◾ « Tout » a plusieurs significations, il peut donc être :

– Un nom commun signifiant un ensemble
👉 « Elle a fini par prendre le tout (= l’ensemble) »

– Un pronom indéfini qu’on peut remplacer par « cela » et qu’on peut également écrire au féminin « toute » et au pluriel « tous », « toutes ».
Il remplacera alors « elle », « ils » ou « elles ».

👉 « J’ai bien compris, tout est très clair (= cela est très clair) »
👉 « Les élèves étaient concentrés, ils ont tous fini leurs devoirs ».
👉 « Les mamans étaient sous le choc, toutes n’ont plus dit un mot »


– Un déterminant quantitatif qu’on peut également écrire au féminin « toute » et au pluriel « tous »
👉 « Tout le monde » = le monde
👉 « Toutes ces fleurs » = ces fleurs
👉 « Tous les jours » = chaque jour

– Un adverbe qu’on peut remplacer par « tout à fait », « complètement ». Il est invariable mais peut s’accorder devant un adjectif féminin, singulier ou pluriel, commençant par une consonne ou un « h » aspiré :
👉 « Il est tout effrayé » = « Il est complètement effrayé »
👉 « Elles étaient toutes honteuses » = « Elles étaient tout à fait honteuses »


◾ Quant à la « toux », c’est un nom commun féminin désignant une expiration brusque de l’air contenu dans les poumons :
👉 « Depuis quelques jours, elle a une vilaine toux. »



🖋️Le tréma est un signe constitué de deux points qu’on met au-dessus d’une voyelle pour signifier que deux voyelles qui se suivent se prononcent séparément, l’une après l’autre. On l’emploie souvent sur la voyelle i mais aussi sur les voyelles u et e : ï, ü et ë.

Ainsi, le tréma permet d’indiquer que la voyelle qui le précède doit être prononcée.

Exemples :

« Ces astéroïdes orbitent entre Mars et Jupiter. »

« Cet été, nous retournerons faire du canoë »

« Cet endroit est un véritable capharnaüm. »

Exceptions (ça reste la langue française, ne l’oubliez pas 😉) :

👉 Sur la voyelle i

Lorsque le ï est suivi d’une voyelle, il se prononce [aj] comme dans « aïeul ».

Exemples :

« Elle a reçu un bouquet de glaïeuls pour la fête des Mères. »



🖋️Doit-on écrire « peu importe » ou « peut importe » ?

👉 Quand il est employé sans complément, le verbe « importer » signifie « avoir de l’importance » (dans une situation donnée).

Exemple : « C’est la seule chose qui importe. » = « C’est la seule chose qui compte »

👉 Dans l’expression « peu importe », c’est le même verbe qui est employé mais il est précédé de l’adverbe de quantité « peu ».

On sous-entend alors : « Cela importe peu ».

Ainsi :

✅ Le verbe importer reste au singulier,

✅ On écrit « peu » et non « peut », forme conjuguée du verbe pouvoir.

👉 Deux formes conjuguées côte à côte, c’est un peu étrange …

« Peu importe » peut s’employer seul ou au sein d’une phrase.

Exemples :

–> « Peu importe son échec, cette athlète, très aimée du public, restera dans l’histoire. »

–> « Peu m’importe de savoir nager. » ;

–> « Peu importe qu’il pleuve. ».

🧐Comment conjuguer le verbe « importer » quand il est suivi d’un nom au pluriel ?

👉 Le plus souvent, il reste singulier :

Exemple : « Peu importe les regrets » (sous-entendu : « Les regrets, cela importe peu. »).

Mais le pluriel est également admis « Peu importent les regrets, il faut aller de l’avant. » (sous-entendu « Les regrets importent peu. »).

En cas de doute, essayez d’écrire la phrase dans l’autre sens et vous aurez la réponse 😉

🖋️ Comment doit-on accorder les adjectifs de couleur ?

✅ Comme un adjectif ordinaire, l’adjectif de couleur s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte.

-> Exemples : « des chats noirs », « des drapeaux rouges », « des olives vertes », « des chaussures bleues », « des dents blanches » etc.

Ça, c’est la règle de base.

(Oui parce que c’est la langue française donc, vous l’aurez compris, on va avoir des exceptions 😜)

🧐 1ère exception :

👉 Quand l’adjectif de couleur est, à l’origine, un nom commun, il demeure invariable.

Il s’agit principalement de noms :

* de fleurs et d’arbres : acajou, ébène, fuchsia, indigo, paille, pastel, pervenche… ;

*de fruits : abricot, cerise, citron, kaki, marron, noisette, olive, orange… ;

*de métaux ou de minéraux : argent, brique, bronze, grenat, ocre, or, turquoise, vermillon ;

*d’animaux : carmin, chamois, corail, pie, saumon

*également : chair, crème, marine, moutarde

->Exemples : « des yeux noisette », « des rideaux saumon », « des collants chairs », « des cheveux acajou », « des ballons orange », etc.

🧐 2ème exception

L’exception de l’exception :

👉 Bien que dérivés de noms, les adjectifs « rose, pourpre, mauve, fauve, écarlate » et « incarnat » se comportent comme de véritables adjectifs : ils varient en genre et en nombre.

->Exemples : « des layettes roses », « des fleurs pourpres », « des chaussettes mauves », « des sacs fauves », « des joues écarlates », « des velours incarnats ».

🧐 3ème exception (promis c’est la dernière !)

👉 Quand deux mots sont employés pour qualifier une seule couleur, aucun ne s’accorde.

-> Exemples : « une souris gris clair », « des rideaux vert pomme », « des murs blanc cassé », « des ongles rouge sang », « des chemises bleu pâle », « des costumes bleu foncé », « des feutres jaune citron » etc.

👉 Si ces mots sont tous les deux des adjectifs de couleur, un trait d’union les lie, et l’ensemble reste invariable.

->Exemples : « des yeux gris-bleu », « des lagons bleu-vert », « des toits brun-rouge », etc.

⚠ Dernière chose : « des drapeaux bleu, blanc, rouge » sont des drapeaux qui contiennent tous du bleu, du blanc et du rouge. C’est le cas des drapeaux français, qui sont tricolores.

À ne pas confondre avec des drapeaux bleus, blancs, rouges, qui sont unicolores : bleus ou blancs ou rouges !

🖋️Doit-on dire et écrire « ses 1 an » ou « son 1 an » ?

❌ Ni l’un ni l’autre !
❌ Les deux sont incorrects (et moches ! 😜)

Le mot « an » au singulier s’accorde toujours avec « un », peu importe le pronom utilisé.

Cependant, écrire « mes un an », « nos un an », « ses un an » est incorrect.

✅ Il convient plutôt d’employer « ma première année », « sa première bougie » ou « notre premier anniversaire » :

Exemples :
« Nous allons fêter notre premier anniversaire de mariage » ;
« Il a soufflé sa première bougie » ;
« J’ai fêté ma première année dans l’entreprise ».


🖋️ Comment doit-on écrire les nombres en toutes lettres ?

🧐 Tout d’abord, l’emploi du trait d’union :

Tous les nombres composés s’écrivent avec des traits d’union entre chaque nombre :

Exemples :

– Mille-huit-cent-dix (1810) ;

– Deux-cent-quatre-vingt-quatre (284).

👉 Est-ce qu’on accord ou non ?

C’est là que la langue française se complique 😉

– Zéro et un sont variables, tout comme millier, million, milliard ;

– Mille est INVARIABLE, tout comme cinquante, trente, et tous les autres chiffres et nombres ;

–  Cent et vingt s’accordent avec le multiple qui les précède, à condition de n’être suivi d’aucun autre nombre.

Exemples :

– « Il n’a eu que des zéros sur son bulletin de notes ! »

– « Ils étaient quelques-uns à être absents. »

– « Il a vendu trois-cents bouteilles le mois dernier. »

 « Elle a vendu quatre-vingts baguettes ce matin. »

MAIS :

–     « Il a quatre-vingt-douze timbres dans sa collection ».

–     « Elle a lu quatre-cent-cinquante-quatre livres ».

🖋️ Quand doit-on employer exprès, express ou expresse ?

🧐 Ces deux adjectifs, « exprès » et « express » se prononcent de façon identique, mais ont une signification bien différente.

👉 « Express », invariable, est réservé à ce qui se prépare rapidement ou à ce qui assure un déplacement rapide.

Exemples :

« Pour arriver plus rapidement, j’ai emprunté la voie express ».

« A midi, j’ai dû prendre un repas express car je manquais de temps ».

👉 On utilise « exprès », ou « expresse » au féminin, pour qualifier ce qui est expressément et formellement exprimé.

On peut le remplacer par « formel ».

Exemples :

« Les faits sont répréhensibles, la loi est expresse sur ce point. » = « la loi est formelle »

« Le comité a pour mandat exprès de contrôler la sécurité. » = « le mandat est formel »

👉 Et enfin, « exprès », invariable cette fois, s’applique à ce que l’on remet immédiatement au destinataire (un colis exprès, une lettre exprès).

Exemples :

« Pour un envoi par exprès, les frais de port sont majorés. »

⚠ On l’utilise également pour dire « faire exprès » qui signifie « de façon volontaire ».

🖋️ Doit-on mettre un S ?

🧐 Malgré, Parmi, Hormis, sans aucun doute, pas de souci



👉 « malgré » est invariable et ne prend jamais de S.

Exemples :

« Malgré toutes les fleurs qu’il a produites, ce pommier n’a donné aucun fruit »
« Je reste motivée malgré ma mauvaise note »


⚠❌ ATTENTION cependant à ne jamais écrire « malgré que » qui est incorrect. Il convient alors d’employer « bien que », « quoi que ».

👉 « Parmi » est invariable et ne prend jamais de S».

Exemples :

« Il est si mal organisé qu’il a du mal à s’y retrouver parmi tous ses dossiers »


👉 Au contraire, « hormis » prend toujours un S

Exemples :

« Personne n’était absent hormis sa sœur ».

👉 « Sans aucun doute » s’écrit au singulier car elle signifie qu’il y a absence de doute, donc zéro. Ainsi, on laisse au singulier.

👉 « Pas de souci ! » est la forme réduite de « y a pas de souci ». Elle signifie qu’il n’y a pas de problème.
Dans cette locution, souci s’écrit au singulier. Pourquoi ? Parce que si souci il y avait, il ne pourrait n’y en avoir qu’un. Un souci, c’est déjà bien assez ! 😉

🖋️ Doit-on écrire « Y’a-t’il » ou « Y a-t-il » ?

✅ Elle s’écrit de la façon suivante : « Y a-t-il ? ».

🧐 Elle est la forme interrogative de « Il y a ».

Explications :
❌Pas de trait d’union entre le pronom « y » et le reste de la locution

👉 Deux traits d’union encadrent le « t »

Ce « t » est un « t » euphonique. L’euphonie, c’est l’harmonie dans les sons. Imaginez : s’il n’y avait pas de « t », on devrait prononcer « Y a il », ce n’est pas très audible…
Alors, pour faciliter la prononciation, on ajoute cette consonne qui fait le lien, entre toutes ces voyelles, et on met des traits d’union de part et d’autre de ce « t ».

❌Pas d’apostrophe. Quand elle accompagne un « t », l’apostrophe sert à élider le pronom personnel « toi ». Elle est ainsi utilisée dans l’expression « va-t’en ». Toujours pour des raisons d’euphonie, il serait difficile de dire « va-toi en ».

👉 Mais dans « y a-t-il », il n’y a pas de pronom « toi », donc pas d’apostrophe nécessaire, juste un hiatus évité !

🖋️ Quand doit-on écrire « or » et « hors » ?

Quand est-ce que je dois écrire « or » et dans quel contexte j’emploie « hors » ?

🧐 Si vous pouvez remplacer le mot par « et », alors il s’agit de la conjonction de coordination « or ».

Exemples :

« Il avait rendez-vous ce matin, or il ne s’est pas présenté. » à « Il avait rendez-vous ce matin, et il ne s’est pas présenté. »

« La cliente a commandé un pull, or elle a reçu une robe. »

« J’avais invité trois personnes, or quinze sont venues. »


🧐 Dans le cas contraire, il convient d’écrire « hors », lequel signifie « en dehors de ».

Exemples :

« Jeanne d’Arc voulait chasser les Anglais hors de France. »

« Ce matériel est hors d’usage. » à On ne peut pas dire « Ce matériel est et d’usage. »

« Le prix indiqué correspond au montant hors taxes. »

🖋️ Quand doit-on écrire « à nouveau » et « de nouveau » ?

Quand est-ce qu’il convient d’employer « à nouveau » ou plutôt « de nouveau » ?

Il convient de distinguer ces deux expressions qui n’ont pas vraiment la même signification :

👉 « À nouveau » signifie « de façon complètement différente, par une tentative différente de la première » : 

 Exemples :

« Ce travail est manqué ; il faut le refaire à nouveau. »

« Présenter à nouveau un projet. »

👉 « De nouveau« , c’est « derechef, encore une fois, mais de la même façon » : 

Exemples :

« On l’a emprisonné de nouveau. »

« Le voici de nouveau qui frappe à la porte. »

🖋️ Comment accorder « avoir eu » ?

🧐 Rappelez-vous que « ait » est une forme du verbe « avoir », et « est » une forme du verbe « être ».
👉 Remplacez le mot qui pose problème (« ait » ou « est ») par « était » : le sens est conservé ? Écrivez « est », sinon, écrivez « ait ».

Exemples :

« Je crois qu’il est absent. » = « Je crois qu’il était absent. »

MAIS

« Je ne crois pas qu’il ait assez de force » ne peut pas être remplacé par « Je ne crois pas qu’il était assez de force. »

Pour rappel, « est » appartient à l’indicatif, « ait » au subjonctif. Cela peut vous guider en cas de doute.

Exemples :

« J’exige qu’il ait fini son rapport avant demain. »

« Je regrette que l’opéra n’ait pas programmé « la Traviata » cette saison. »

🧐 Pour compléter cette leçon :

Le participe passé des verbes « avoir » ou « donner » suivi de la préposition « à » et d’un infinitif reste invariable quand le COD placé avant le participe est complément de l’infinitif et non des verbes « avoir » ou « donner ».

Exemples :

« Athènes fait partie des villes que j’ai eu à visiter ». à On n’accorde pas « eu », car « les villes » est COD de l’infinitif « visiter » et non du verbe « avoir ».

« Parmi les candidatures que j’ai eu à examiner, une seule se détache. »

🖋️ Doit-on écrire et dire « en vélo » ou « à vélo » ?

🧐 Pour une fois, c’est assez simple 😉

👉 Si on peut être à l’intérieur du véhicule, on emploiera la préposition « en ».

👉 A l’inverse, si on est sur la monture ou le véhicule, on emploiera la préposition « à ».

✅ Exemples :

« Aujourd’hui, je vais au travail à vélo, hier j’y suis allée en voiture ».

« Nous sommes allés à Belle-Île en bateau »

« Pour Noël, tu étais venu en train »

« Elle aime se promener à cheval »

🖋️ Doit-on écrire et dire « aux termes de » ou « au terme de « ? avec ou sans « h » ?

🧐 Commençons par les définitions :

👉 les termes, avec un « s » et sans « h », signifie « selon les mots employés », souvent employé dans le vocabulaire juridique

👉 le terme, sans « s » et sans « h », signifie « la fin de quelque chose »

👉 les thermes, quant à elles, avec un « h » et un « s », font référence aux bains publics.

Ainsi :

 « Au terme de son contrat, il recevra son dernier bulletin de salaire et son solde de tout compte »

« Aux termes de l’article 700 du Code de procédure civile, il vous devra la somme de 1.500 € »

« Durant leur séjour, ils sont allés aux thermes de Jonzac ».

🖋️ Doit-on écrire et dire « au coiffeur » ou « chez le coiffeur » ?

🧐 Ce n’est pas si compliqué (pour une fois 😉)

👉 On emploie « chez » :

– devant un nom de personnes : « Je vais chez le coiffeur », « je vais chez le docteur ».

–  quand la raison sociale est un nom de personne : « aller chez Durand et fils » ;

– quand on traite comme nom de personne un nom de chose, un acronyme, : « Pour ma voiture, je vais chez Fiat ».

👉 On emploie « à/au » :

–  devant un nom de chose (bâtiment, établissement) : « Il va à l’école », « Elle va au travail », « Je suis allé à la pharmacie ».

– quand la raison sociale est un nom de chose : « Il est allé au Bon Marché » (le nom de chose est « marché ») ;

– quand on traite comme nom de chose ce qui était autrefois un nom de personne : « Nous sommes allés à la Samaritaine. »

En résumé : « chez + nom de personne » ; « à/au + nom de chose ».

« Je vais chez le boulanger »

« Il est allé à la boulangerie »

🖋️ Doit-on écrire « que ce soit » ou « que ce soient » ?

👉 Petit rappel :

« Que ce soit » est la forme subjonctif de la forme « c’est ».
Donc, de préférence, il s’accorde avec le nom ou le pronom qui le suit.
Exemple :
« Que ce soient l’eau, l’énergie, l’environnement » = « Ce sont l’eau, l’énergie, l’environnement ».
« Que ce soient Pierre, Paul, Jacques » = « Ce sont Pierre, Paul, Jacques ».

⚠ MAIS, lorsque « quel que soit » est suivi d’une préposition (dans, aux, etc.), il reste au singulier.
Exemple :
✅ « Que ce soit dans les domaines de l’eau et de l’énergie »
✅ « Il aime les fleurs, que ce soit dans un vase ou en pleine terre ».
✅ « Ils aiment enseigner, que ce soit dans les écoles ou les ateliers ».